Résultats de la recherche "martin cole"

publie par Thierry|

Cowboys from an auteur space

thibaut-martinthibautVJmartincolePicture-13_MG_6983Une interview croisée de l’incontournable blog Qompendium associe les figures de Thibaut Robin (illustrations 1 et 2) et de Martin Cole (illustrations 3 et 4) — en oubliant au passage de citer la collaboration manifeste de Thibaut avec Sacha Léopold —. Même goût de la plasticité intellectuelle de l’ordre de la moralité. De la question de l’acceptabilité de ces images limites qui peuplent la toile. Qui télescopent les codes du savant et du populaire, de la célébration libidinale des fétiches de la pulsion scopique et de la marchandise et qui proposent en même temps la résistance d’un possible remontage des réalités de ce nouvel espace public qu’est internet… Ils auraient pu aussi associer Parker Ito (illustration 5).

digg moi |

Transmettre





email-moi | imprime moi
publie par Thierry|

Points de vue

POINTS-DE-VUEFestivals estivaux, suite… sous la houlette de Jean-Marie Courant, Alex Balgiu, Ludovic Burel et Samuel Vermeil, les écoles des Beaux-Arts du bassin rhodanien soit Lyon, Valence, Saint Étienne et Grenoble organisent, les 7 et 8 mai, à l’Enba Lyon, Points de vue, formes de l’édition contemporaine, un ensemble de conférence et de présentations autour de la création éditoriale et notamment dans le contexte expérimental de l’école, avec un plateau extrêmement prestigieux : Will Holder (De appel), Linda Van Deursen, James Goggin, Michel Aspero, Pierre Ponant, Didier Larchevêque (Rosa B), revues 2.0.1, Bat, Architectural Association Publications, Bedford Press, B42, Castillo Corrales (Paraguay Press), éditions cents pages, Cneai, Sara de Bondt, Abake, Gamper Martino (Dent de Leone), Four Corners books, Hyphen Press, Motto, Revue Parade, Les Prairies Ordinaires, Rietveld Academie, Roma.

digg moi |

Transmettre





email-moi | imprime moi
publie par Thierry|

Peng

01_Breuer_detail02_Carson03_Maquettistes-600Le 25 août 2009 à 21:48, vivien philizot a écrit :

On peut considérer le fonctionnalisme dans la perspective des arts appliqués, opposé en tout point au champ de production de l’art légitime, mais il me semble cependant qu’un grand nombre de propositions plastiques tombant sous cette catégorie « fonctionnaliste », procèdent paradoxalement d’une fascination pour la forme pure, la « bonne » forme (Die gute Form), déconnectée des conditions de production qui sont pourtant censées la déterminer.
Je vais revenir sur cette question, et en particulier sur la notion de transparence, qui semble effectivement agiter une bonne part du fonctionnalisme historique et des avant-gardes.
Du point de vue de la production, il s’agit de coller à la fonction de l’objet, à laquelle la forme serait conditionnée, purgeant dans le même temps le processus créatif de toute forme de subjectivité. Cette démarche procède d’un déterminisme formel extrême qui se propose de dissoudre dans la fonction de l’objet, l’arbitraire des choix qui président à sa conception. Il s’agit de motiver les partis pris, d’en déléguer la nécessité. La rigueur fonctionnaliste se nourrit de la crainte de l’arbitraire. C’est dans le contexte du Bauhaus de Dessau, autour de 1925, que commence ainsi à se déployer l’idée d’une disparition de l’objet, moins motivée par des questions esthétiques que par des impératifs éthiques intrinsèquement associés à la fonction de l’objet. Un tournant « biologique », comme le fait remarquer Éric Michaud (1), marqué par la recherche de « formes-types » répondant à des « besoins-types ». C’est ainsi que Herbert Bayer, abreuvé des écrits de Porstmann (2) dessine en quelque sorte une lettre-type, qui, dépossédée de ses attributs stylistiques, est envisagée par son auteur comme une forme de structure idéale. On peut tenter le rapprochement avec le « squelette » que Frutiger entend de la même manière découvrir une quarantaine d’années plus tard avec son expérience de superposition de huit caractères romains d’époques différentes parmi les plus utilisés : « À l’intérieur, il y a le corps dur, la charpente ou la partie nette de la matrice, autour, il y a le tissu drapé selon le style ou la mode » (3) Bayer quant à lui, propose dans un article de 1926, un schéma montrant l’évolution historique de la forme des lettres en prenant le a comme exemple, dont la dernière étape – le a de son alphabet universel – représenterait la « forme exacte » (4). La même année, Breuer fait de même avec l’évolution du fauteuil… en allant plus loin cependant : la dernière étape est celle du vide « à la fin, on s’assoit sur une colonne d’air élastique. » nous dit-il. Il semble que le proto fonctionnalisme, celui des avant-gardes se proposait d’aller jusqu’à faire disparaître la forme elle-même. On rejoint ici la fameuse métaphore de Béatrice Warde (5), qui, en comparant la typographie à un verre en cristal « fait pour révéler plutôt que pour cacher la belle chose qu’il est censé contenir », subordonne strictement le caractère au signe linguistique auquel il doit son existence.
Pourtant, mettre en page, en typographie, c’est ajouter plutôt que soustraire. C’est aussi créer un écart. Des fragments textuels futuristes à David Carson, qui, dans le documentaire de Gary Huswit (6) se demande, alors qu’on lui montre une série de mots écrits en Helvetica, pourquoi le mot « explosion » n’évoque pas une explosion, l’histoire récente de la typographie offre de nombreux exemples de tautologies, ou autres procédés rhétoriques fondés sur l’écart – ou la proximité – entre le mot et sa mise en forme. Il semble que le fonctionnalisme zurichois n’a pas ignoré la question, mais a tout simplement considéré qu’elle ne se posait pas. Pourquoi concurrencer le signe linguistique ? Pourquoi ne pas se contenter d’un caractère ou d’une dizaine selon Massimo Vignelli (7) pour objectiver (c’est-à-dire rendre tangible) le message, de manière objective (c’est-à-dire sans le trahir), sans y ajouter quoi que ce soit, sans y projeter une part de sa subjectivité ? En retrait derrière une mise en forme a minima, le designer évite tout commentaire, tout écart rhétorique susceptible d’orienter la lecture, et consécutivement, si l’on se réfère idéalement au principe weberien de neutralité axiologique, tout jugement de valeur. Associée à des formes « pures », « harmonieuses », la vérité du message, sa valeur morale est cependant pensée ici de manière très contradictoire, rejoignant les catégories produites par l’histoire de l’esthétique classique dominant la production artistique jusqu’au début du XXe siècle. Pourtant, dès lors que l’on fait exister – typographiquement – le linguistique, on en détourne le sens. On pourrait dire la même chose des inflexions de la voix, qui modifient la perception du message, et pour aller plus loin, du locuteur et des pouvoirs qui fondent ou non sa parole en légitimité, du caractère performatif du message. La question peut ainsi très largement déborder le champ de la sémiologie pour se retrouver en prise avec le social.
Par ailleurs, je rejoins Thierry sur la question du style ; dès lors que l’on peut identifier sur une durée un certain nombre d’invariants formels, on peut sans équivoque parler de « style », c’est-à-dire, d’un ensemble de propriétés plastiques récurrentes qui exposent les productions à l’usure du temps, à l’académisme et à la concurrence. Le design graphique tel qu’il était envisagé par le « quatuor strict » (Müller Brockmann, Lohse, Vivarelli et Neuburg, selon le terme de Roger Châtelain (8)), remplit tout en les déniant chacune de ces conditions.
On en revient à la seule réponse qui semble pertinente, l’horizon – conceptuel – de Breuer : supprimer l’objet… une perspective impossible dans laquelle il s’agirait de courir après le point de fuite. Quelle utilité ? En déployant un fonctionnalisme lucide et sensible en contrepoint à la tendance zurichoise, (mais qui du coup, re-polarise la Suisse autour de l’opposition Bâle / Zurich), le travail de Frutiger et des suisses expatriés en France après guerre comme Widmer a été très juste et pertinent sur cette question. S’ils rejoignent la définition que l’on se fait du fonctionnalisme, des studios comme Experimental Jetset restent cependant attachés à la citation, ce qui de manière structurale les rapproche plus de Martin Woodtli (exemple parmi d’autres) que de Müller-Brockmann ; la question s’est actuellement déplacée, alors même que l’on réintroduit la notion d’usage.
Une affiche annonçant un bal de village faite par un graphiste non professionnel remplit, d’une certaine manière sa fonction. Je prends là un exemple caricatural pour me faire comprendre : je fais allusion à une affiche ne répondant pas aux critères esthétiques dominants, et sacrifiant la lisibilité aux aléas des goûts de son auteur, n’ayant pas de culture graphique spécifique, et n’ayant pas été formé par une école. Si les informations factuelles ne sont pas lisibles, la mise en forme, elle, est très identifiable, en tant qu’elle se structure autour de codes visuels maîtrisés par le public qu’elle est censée toucher. Je rejoins Thierry sur ce point, la fonction d’un tel objet n’est pas réductible aux éléments factuels qu’il rapporte (date, lieu, etc.), et ne peut être envisagée en faisant l’économie de tout ce qui « parle » au public.
Dans ce sens, le fonctionnalisme n’est qu’un isme de plus.

——————————————————————-
Illustrations

1 – Marcel Breuer, Un film du Bauhaus qui s’étend sur cinq ans, 1926, détail.
Ou comment faire disparaître le designer.

2 – David Carson en pleine exégèse, Helvetica, Gary Hustwit, 2007

3 – Maquettisme – quelque part entre le studio graphique et la boîte à copies.

——————————————————————-
Notes
(1) É. Michaud, « Œuvre d’art totale et totalitarisme », dans l’Œuvre d’art totale, sous la direction de Jean Galard et Julian Zugazagoitia, Paris, Gallimard, 2003.

(2) L’ingénieur allemand Walter Porstmann, cité par Bayer dans son article, est à l’origine de la création des formats internationaux de papier dans les années 1920, et l’auteur d’une théorie sur les langues et les alphabets.

(3) A. Frutiger, « L’Histoire des Antiques », série d’articles parue dans la Revue suisse de l’imprimerie et reprise en tirage à part à l’enseigne de l’École romande des arts graphiques, Lausanne, et société Linotype France, 1989.

(4) H. Bayer, « Versuch einer neuen Schrift », Offset 10/1926, dans Gerd Fleischmann (éd.), Bauhaus, Drucksachen, Typographie, Reklame, Stuttgart, Oktagon Verlag, 1995.

(5) B. Warde, The Crystal Goblet or Printing Should Be Invisible, 1955. Cette métaphore du verre et du vin qu’il contient trahit un point de vue presque élitiste, réservant la compétence typographique aux initiés comme seuls juges de la justesse du choix typographique.

(6) Helvetica, documentaire réalisé par Gary Hustwit et produit par Swiss Dots à l’occasion des 50 ans du caractère.

(7) The Vignelli Canon, mis en ligne sur le site de Massimo Vignelli.
(8) R. Chatelain, La typographie suisse : Du Bauhaus à Paris, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2008.

digg moi |

Transmettre





email-moi | imprime moi
publie par Thierry|

l’ésaab, sa vie son œuvre

En attendant qu’un blog dédié au pôle image de l’École Supérieure d’Arts Appliqués de Bourgogne ne voie le jour pour présenter le travail qui y est entrepris depuis une dizaine d’années par les étudiants et l’équipe pédagogique, un rapide tour d’horizon de productions récentes.

Une double page par Sacha Léopold du 581, premier numéro paru en juin 2007 de la revue expérimentale de l’école menée en autonomie par les étudiants sur un thème donné. ici Nevers, notre bonne préfecture bourguignonne…

Pour faire plaisir à Renaud, une double du 583 (ou plutôt cinq-cent-septante treize) paru tout récemment, contribution du studio PleaseLetMeDesign en workshop à l’école en 2007 justement dans le suivi artistique du 580 sur le thème du 2, du duel, du double…

Alphacolor fut un moment fort de cette année. Il s’agissait d’une exposition événementielle au centre d’art du Parc Saint Léger, des travaux de l’atelier expérimental mené par Fanette Mellier à l’école sur les relations entre typographie et couleur.


Antoine Bertaudière au travail à l’école.

Elle est chouette, Fanette.

Le travail typographique volumique, façon bijou irisé, de Florie Bichard.

À gauche le travail de Manuel Jouvin, au centre celui de Florie Bichard, au fond, celui d’Emmanuel Martinet.

La typographie nerveuse qui se rit des approches et des interlignages par François Havegeer.

Une typographie numérique se redessinant ligne par ligne (colorée) en temps direct par Jean-Philippe Gras.

Muriel Issard dédie cette installation typographique à son Tom Selleck favori.


L’événement s’est conclu par la Alphacolor party animée par le groove intelligent du label Rolax et les projections incroyables de Mathias Schweizer.

nombreux furent les rois et reines du dance floor. Les interessés se reconnaîtront…



quelques indiscrétions sur les diplômes de diplôme supérieur en cours.
Le football, diplôme d’image par Anthony Fabre
La mesure, diplôme d’objet par gwenael omnes.

digg moi |

Transmettre





email-moi | imprime moi
publie par Renaud|

« Honni soit qui mal y pense…

Dieu et mon droit. » Telle est la devise du :

RCAlogo.jpg

Le Royal College of Art de Londres est, comme le sont le Werkplaats Typografie ou la Jan Van Eyck Academie, une école que vous, étudiants de l’Erg et d’ailleurs, peuvent parfaitement ambitionner de rejoindre après vos études supérieures.

Comme vous le lirez ci-dessous dans l’article que Catherine Guiral (actuelle étudiante à la RCA) nous a très généreusement rédigé, le choix entre deux années d’études supplémentaires ou se proposer sur le marché du travail ne se pose pas vraiment car au sortir d’un master de ce niveau il serait étonnant que vous ne trouviez pas très rapidement un job. De plus ces études font l’objet de bourses non négligeables.
Ces obstacles étant levés, c’est bien au-delà de ces questions que le bénéfice d’une telle formation se situe. Mais je laisse la suite à Catherine…

——————————————–

Bonjour à toutes et tous,

Renaud m’a très gentillement demandé il y a quelque temps déjà (pardon pour le retard!) d’écrire un papier sur les études postgrades au Royal College of Art.
Je vais m’adresser particulièrement à ceux et celles qui voudraient tenter l’aventure des Masters en Angleterre, j’espère aussi donner envie aux autres, ou en tout cas, susciter la curiosité et l’intérêt pour ce parcours post-bachelor.
Bien sur tout ceci reste un avis purement personnel, les expériences sont comme les écoles, différentes, et il s’agit surtout de trouver chaussure à son pied et ne pas s’embarquer dans un cycle qui serait à priori prestigieux mais ne correspondrait pas au final à vos attentes.

Rapide historique, le Royal College of Art est le seul établissement d’art en Angleterre qui propose exclusivement des Masters ou Mphil ou PhD. Contrairement à la Central St Martins ou le London College of Communication qui eux, par exemple, proposent aussi un cycle de Bachelor. Vous serez donc immergé uniquement avec des étudiants qui ont soit un BA, soit déjà un MA mais veulent explorer d’autres voies.
J’emploie le verbe explorer sciemment car pour moi le Masters c’est vraiment ca. Pas une coquetterie, certainement un luxe (vu le niveau de vie à Londres !), mais surtout une façon de pousser plus loin et différement les acquis du Bachelor. La plupart des élèves ici ont déjà un solide bagage et un bon savoir-faire ; mais ne pas se fier aux apparences, les gens sont surtout selectionnés par les chefs de departements parce que leur profil plaît, qu’ils (elles) ont autre chose à apporter au College qu’un simple « salut c’est moi, je maîtrise photoshop, où c’est que je me pose? ».

Parlons en particulier du Departement de Communication (aussi appelé CAAD pour Communication Art And Design). Sa tête pensante, Dan Fern, met surtout l’accent sur la ‘personalité’ des élèves qu’il choisit. Sur ce qu’ils ont à apporter au departement, et comment ils formeront au final un groupe cohérent avec les autres élèves selectionnés.
Par rapport aux autres départements du Royal College, le département de CAAD est le plus large, environ 50 élèves. Comparativement, la CalArts à Los Angeles n’accepte qu’un maximum de 10 étudiants en MFA (Masters of Fine Arts, l’équivalent du Masters anglais) et, autre comparaison, le departement de Design Products au RCA a lui un total de 35 élèves, 1re et 2e années inclus.
50, ça peut donc paraître énorme mais il faut savoir que le département est ‘partagé’ entre la section Illustration, la section Graphic Design et la section Moving Image.
En effet, durant les derniers 10 ans, l’idée était de ne plus introduire de segmentation et de mélanger plus les élèves. Prenant de l’avance sur le phénomène actuel de décloisonnement des disciplines, le CAAD voulait que ses élèves soient pluridisciplinaires et ouverts plutôt que spécialistes et cloîtrés dans leur chapelle respective. (ndlr, un peu comme l’Erg, non ?)
La nouvelle tendance est quand même de revenir au schéma classique. ((ndlr bis, un peu comme l’Erg, non ?) Trop d’élèves arrivent au Royal College en se disant qu’ils pourront faire n’importe quoi et appeler ça de la ‘Communication’. Bref, un illustrateur ne réfléchit pas comme un graphiste et inversement, et de vouloir mettre tout le monde sous la même bannière a ses limites.
Le débat reste ouvert, alors si vous avez votre pierre à amener à la discussion…

Donc, une fois que vous avez passé les épreuves de sélection, bien fait flipper vos profs et vos parents avec le stress de l’attente des résultats, vous voici à Londres, charmante capitale du Royaume Britannique.
Je ne vous ferai pas le coup de la carte postale cliché, Londres est bien plus et encore que ce l’on s’imagine. Très réelle est aussi la vie quotidienne ultra-chère et qui refroidit pas mal de candidats. Mais en tant que membre de l’Union Européenne, vous avez accès à des bourses qui payeront une partie de votre scolarité. Pour le reste, armez-vous d’un pote banquier parce que ca douille un peu au départ (c’est un euphémisme!). Cependant, comme toutes les villes, Londres n’échappe pas au dicton : si tu es riche ou étudiant, tout ‘baigne’. Of course.

Le Masters dure deux ans durant lesquels vous êtes immergé dans la vie artistique londonienne. Les studios sont là, prêts à être visités… les expos, les galeries, la vie, les réseaux. Mais vous connaissez déjà tout ca. La différence c’est vous. Vous avez sans doute envie de poursuivre des recherches entamées en bachelor, ne pas rester à la surface des choses, vous confronter à une autre vision de votre discipline.
Le Masters est donc un moment assez extraordinaire où, même si la première année reste très ‘dirigée’, vous êtes le seul maître à bord. Il faut oublier ses réflexes de Bachelor et (ré)apprendre l’autonomie. Au Royal College on ne vous dit pas quoi faire, mais comment le faire et surtout comment le surpasser.
Ca peut paraître tres prétentieux. Ca veut surtout dire que le Masters est fait pour consolider les bases et ouvrir à une pratique plus réflexive des choses.
Ces deux années passent comme un éclair. Au moment ou je l’écrit ca me fait même presque peur. C’est intense, beaucoup de travail, de rencontres entre les différents départements, de remise en cause.
Ca veut aussi dire que les élèves en Masters ne sont pas enfermés dans une tour d’ivoire, bien au contraire. La méthode anglaise est basée sur un solide équilibre entre recherches et applications. Quasi tous les jours tombent dans nos boîtes-aux-lettres des propositions de travail, des invitations a des conférences et parfois… on aimerait pouvoir se dupliquer. Et tout faire.

Pour conclure, je dirai que faire un MA à Londres c’est s’offrir une parenthèse enchantée. Au-delà de la pression et du travail qui existe (MA ne rime pas avec farniente), il y a toutes ces possibilités qui ne sont peut-être qu’entre-apercues en Bachelor.
Et quelle est la différence entre faire 2 ans de plus ou rentrer directement sur le marché du travail ? Et bien, pour certains c’est avoir la possibilité d’enseigner plus tard, pour d’autres c’est s’être donné le temps (et demandez à Renaud, c’est un bien très précieux et enviable !). Ca ne vous rendra pas meilleur si vous ne le voulez pas. Vous ne serez pas différent d’un élève de l’Ecal ou de la Werkplaats. Vous aurez juste choisi de venir à Londres, faire un parcours dans une des meilleures écoles qui a autant à vous offrir que vous avez à lui offrir (si ce n’est plus).

Et puis si! faire un Masters ca peut vous rendre différent, sinon ca n’existerait pas.
Encore une fois, c’est surtout ce que vous faites de vos deux années de Masters qui feront la différence. Si c’est juste pour prendre des vacances, oubliez.
Mais si vous êtes motivé(e)s, alors il n’y a que des avantages, vraiment.
Bon courage donc !

ps- des questions ? branchez vous sur le site du RCA et si jamais, je peux aussi venir répondre sur ce blog. Merci !

————

Bonus track : la vidéo d’interviews détudiants de la RCA que Catherine a réalisée en complément de l’article.

Interview.jpg

MERCI CATHERINE !!!!!!!

Ateliers Typo à l’Erg

digg moi |

Transmettre





email-moi | imprime moi