Retour aux sources

FMP_frontbackwemadittavkeshtavkesh2ballandDominik Bachmann et Fabian Jenny (illustrations 1 & 2) cultivent un genre de retour aux jeux formalistes des avant-gardes du XXe. Un resourcement à la « vie des formes et des couleurs en elle-mêmes » avec une touche new wave à la Wolfgang Weingart qui rappelle au travail de refondation suisse de David Keshavjee et Julien Tavelli (illustrations 3 & 4) ou Ludovic Balland (illustration 5). Comme une réponse de l’autre pays de la typographie au « el zevier » modernisto-conceptuel soufflant des pays bas.

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2 commentaires pour ″Retour aux sources″

  • « A-Z »
    le 26 avril 2010 a 12:45

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    Seul les punks suisses reussissent à faire de la typo punk suisse!

  • « Fabrice MAB. »
    le 28 avril 2010 a 9:41

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    Pour le lien de Dominik Bachmann et fabian Jenny, je ne connaissais pas mais il y a un lien incroyablement filé avec les avant-gardes formalistes du début du XXe en effet avec des Kurt Schwitters ( the ‘Systemschrift’) qui a réalisé une typographie construite avec un stock d’éléments assez réduit, eux-mêmes destinés à rendre compte des sonorités que créent chacun de ces caractères une fois articulés. Il y a quelque chose des premiers essais de Paul Renner pour sa Futura (Unjustified texts, Robin Kinross, je ne suis pas sûr qu’il existe une version traduite) Inspiré lui même de El Lissitsky… Du coup de tout ça se dégage une sonorité particulière avec ces signes « tiré long, tiré long interrompu » comme un « poum tchak » en percution, une diction alors dictée… Si ce graphisme ne propose plus l’utopie qui l’animait au début du XXe, il ne reste donc plus qu’une plasticité, …sonore ? Une petite citation d’une personne à la fois des deux côtés, pour avoir l’air toujours d’une personne qui lit, Robert Bringhurst nous dit que «La typographie est à la littérature ce que la performance musicale est à la composition un acte essentiel d’interprétation[…]».
    En lien avec les expérimentations de Jean-Baptiste Levée sur un travail (que tu doit connaître bien plus que moi) « Notes sur le silence parlant des lettres » paru dans le magazine Livraison 13, ou encore le projet de Nicolas Millot,…
    - Mais le lien sur Ligeti abonde encore plus dans ce sens -
    C’est d’une certaine façon la nuance entre le langage (code) et la parole (renvoie à l’idée de corps), dans quelle mesure y a t-il déperdition entre le passage de l’un à l’autre ? Le graphisme (dans la poésie,…), je pense est une manière de jeter le pont entre le sensible, subjectif et de la raison toute objective, de ‘transcription’. Comme serait la didascalie dans le théâtre, quelque chose presque de soufflé depuis les coulisses…