Constellations

canoncanon3canon4canon7canon8canon11canon12canon13« Nul n’entre ici s’il n’est géomètre ».
Depuis ces fameux anciens grecs, la question de la proportion arithmétique est consubstantielle des domaines de la vérité et de la raison, d’un ordre possible du monde.
Ce sens de la mesure, cette rationalisation de l’intelligible, concerne aussi le livre. Le tracé régulateur du canon de Villard de Honnecourt, maître d’œuvre du XIIe siècle, constitue l’emblème de l’ajustement des dimensions de la surface utile de la page : le rectangle d’empagement, sur les dimensions du format de la page rapportées à celles de la double-page. Plus tard, le style international d’obédience suisse tentera une rationalisation libérale de l’imprimé avec la notion de grille modulaire, soit un accord de la règle, du système global, tout du moins de l’invariant, et de l’ouverture, du mouvement, au moins de la modulation.
Thomas Bouville utilise les constellations, ces figures antiques remarquables, mais aussi arbitraires, de la voûte céleste, pour construire ces repères et ces échos harmoniques de l’espace d’un ouvrage conçu comme une sorte d’architecture de sens.

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1 commentaire pour ″Constellations″

  • « Jost »
    le 3 novembre 2010 a 5:28

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    Belle chemise!