Lire, sous le soleil, exactement

Comme il peut être de circonstance, quelques conseils de lecture pour ne pas bronzer idiot.
D’abord, histoire de rentrer dans le vif du sujet, La typographie du livre français copublié par le Pôle des métiers des métiers du livre de l’IUT Michel de Montaigne et les Presses Universitaires de Bordeaux, sous la direction des universitaires Olivier Bessard-Banquy et Christophe Kechroud-Gibassier. Un corpus assez incontournable de témoignages des grands de la profession hexagonale, anciens et récents : Massin, Jean François Porchez, Philippe Millot… ainsi que d’approches plus théoriques de la « galaxie gutenberg » d’hier et d’aujourd’hui vue d’en France.

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Ensuite, pour ne pas paraître dépassé dans les discussions de salon, Design et crime, publié par les exigeantes éditions Les prairies ordinaires, recueil d’articles du célèbre historien et critique d’art Hal Foster, spécialiste de l’architecture et de la post-modernité, polémiste, savant et cabotin qui se demande si « le ‘sujet construit’ du postmodernisme n’est pas devenu le ‘sujet designé’ du consumérisme. Et si le champ étendu de l’art de l’après guerre ne s’est pas transformé en espace administré du design contemporain ». Le design comme une revanche du capitalisme triomphant sur les promesses libertaires de la modernité tardive et de la post-modernité ?

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Toujours pour poursuivre dans ce questionnement des rapports de l’art et de l’économie post-fordiste, le passionnant corpus de textes théoriques interrogeant la posture de l’artiste entrepreneur, figure cousine de celle du designer : Les entreprises critiques, édité par la Cité du design sous la direction de l’artiste chercheur Yann Toma

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En continuant dans cette veine de la rencontre peut être heureuse de l’art et de l’économie qu’on peut parfois appeler design, Pour en finir avec la mécroissance ; la défense du philosophe Bernard Stiegler et de l’association Ars industrialis d’une économie de l’esprit et de la contribution à l’âge du temps-lumière des échanges informationnels, loin de l’économie de l’immatériel et de l’art touristique du consumérisme autodestructeur. Pour amateurs de mots compliqués…

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Pour finir, un peu de culture classique, mais toujours cette problématique des rapports de l’artistique, de l’économique et du social avec l’étude du fameux historien de l’art Michael Baxandall, L’œil de Quattrocento sur les contrats définissant le rapport des peintres de la toute première Renaissance italienne et de l’esthétique qu’ils développaient à la contrainte de la commande et de l’échange marchand.

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