




Le Futura commercialisé en 1927 et dessiné par Paul Renner passe pour une sorte de rescapé de la typographie des avant-gardes modernistes, plus préoccupées de vie des formes en elles-même, de relais de la performativité de l’oralité et d’essentialisme, que de lisibilité. Par son évolution formelle dans son développement pour les fonderies Bauer, le Futura perdait, malgré son nom, de ses bizarreries géométriques, de ses mouvements vitalistes, de ses brutalités de table rase. Il se conformait aux canons ou aux habitudes de lecture définissant aussi une sorte de champ autonome de la typographie vis-à-vis des arts plastiques. Il devenait dans sa nouvelle forme éminemment typographique, un des seuls caractères de labeur issu des années de la « Elementare typographie ».
Il est amusant de voir combien, chez de nombreux graphistes notamment suisses et allemands, soit les héritiers directs du Bauhaus, on en revient justement aujourd’hui, comme un nécessaire ressourcement, aux ruptures géométrisantes des premiers moments du Futura. De cet incroyable a, de cet étrange r ou de cet improbable g bas de casse…
Illustrations
Posters de Better mjstakes en Vuca grotesque par Hugo Hoppmann
Logotype The Fuze par Bureau Mirko Borsche
Poster du projet connected project par Samuel Bänziger
Police Maximage
Dessins originaux et développement du Futura pour les fonderies Bauer, Paul Renner









2 commentaires pour ″Retro Futura″
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vuca est une pure copie de maximage non? çça sssent les sssssuccccette
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Plutôt que les histoires de propriété sur les formes, toujours sujettes à caution, je préfère considérer les mouvements : les influences qui traversent le graphisme, ce que Bruno Latour appelle les acteurs réseau et Gabriel Tarde avant lui, des flux d’imitation.