Archives par auteur: Thierry

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De Stihl

stihlstihl2stihl3destihl3de-stihl5destihl2destihl56418995715_e1cd255de56419104179_87e6aee7726419221917_09d50e71ce6419798771_12ee6de2ef6419800383_a0a93d4d0edestihlPlacer sa pratique sous la bannière bruyante des tronçonneuses Stihl, reines de la forêt, plutôt que sous le pavillon moderniste du Stijl, cette recherche du style absolu susceptible d’en finir avec la notion même de style, c’est ce que tente Olivier Lellouche dans l’espace-temps du Stihl Camp.

Une Zone Autonome Temporaire qui réanime l’autogestion solidaire sensible aux matériaux naturels du « design pour tous » d’un Enzo Mari, du moins avant que ce dernier ne cède les droits de sa Do It Yourself Chair à Artek pour la commercialiser contre la modique somme de 234 €…

Un atelier manifeste qui organise les flux énergétiques de vapeur et de poétique intelligente et facétieuse entre la production de chaises en bois cintré, de toute une galaxie de documentations graphiques assurée par Olivier Lebrun ou de repas pour tous concoctés par Maori Murota

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Na na na

Image-124Karaoke_all2Manuel Zenner poursuit son Karaoke graphique avec une réactualisation massive de son site. Na na na…

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Héloïse Derly

bleuclairjaunebleuelectricrougeverteHéloïse Derly retravaille des affiches vernaculaires, prospectus et autres documents promotionnels glanés dans l’espace public : la rue, la toile…
« Ces affiches sont réalisées pour des petits événements par des personnes, qui utilisent une autre forme de langage visuel que le mien.
Je les agrandis. J’enlève certains mots, je supprime certains éléments. J’opère des choix qui prennent en compte la composition et le sens des mots. J’utilise les mots, leur orthographe, leur phonétique. Je joue avec différents niveaux de langage. Je m’approprie, je repends, je ré-interprète. 
Par la suite, j’imprime les affiches en Offset sur papier coloré. Le choix des couleurs se fait en relation avec les mots utilisés. Des couleurs très voyantes, afin d’attirer l’œil, de capter l’attention. Des formes intrigantes, qui amènent à la curiosité.
On pourra évidemment citer la référence au poèmes dadaïstes.
Ce principe a été dans un premier temps développé avec Lena Scrieb, lors du workshop à texte ouvert avec Adrien Zammit et Nicolas Filloque, dans le cadre du Festival de Chaumont 2011. »

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Ebat

Image-9Image-8Image-1Image-3Image-4Image-6Image-7Tout nouveau, tout chaud, le nouveau site de l’école des Beaux arts de la ville rose, conçu par officeabc. Comme un écho des différents documents de communication : affiches, signalétiques, cartons d’invitations… que le studio a produit, commande après commande, pour l’institution toulousaine. Comme une sorte de biographie graphique. Comme le dessin par la dynamique et par le menu, de l’identité de l’École…

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GIF primitif

gif-box-open-450x6001-discanimation-boxDans l’exposition de gif animés organisée par Crap is good, Pieterjan Grandy a proposé un étonnant travail d’archéologie du médium lorgnant vers les merveilleuses machines désirantes de la scène primitive du dessin animé, soit l’antichambre du cinéma même : le fantoscope d’Étienne Gaspard Robert, le phénakistiscope d’Étienne Plateau, le praxinoscope d’Émile Reynaud ou les fantasmagories d’Émile Cohl. Ce cher Émile Cohl dont il faut rappeler qu’il fut un de ces hydropathes puis un de ces incohérents qui préfiguraient pas mal la bombe dada, soit un autre genre de spirituel dans l’art qui ne se départirait peut être pas de ces délicieuses minauderies régressives…
Merci à Kevin, spéciale dédicace à Muriel et Nicolas…

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Types top

SPSP2SP4SP8SP9SP12LTypeLType4LType6LType7LType9LType10De notre envoyé spécial à Nancy, Thomas Bouville, un petit reportage sur l’exposition Lettres type, à la galerie My Monkey soit :

« un sympathique panorama de la typographie de commande au sein de notre bel hexagone. 
Le lendemain du vernissage de l’exposition, il y eut un débat tenu par Jean-Baptiste Levée qui confrontait les démarches de travail du Studio Akatre, du travail de Coline Sunier & Charles Mazé et du travail d’Amélie Bonet (typographe spécialisée dans les écritures non-latines qui travaille à Dalton Maag)
Au cœur des discussions : la relation entretenue entre le typographe, le designer graphique et le commanditaire. Où se situe la limite entre la typographie de « titrage » (entendue du point de vue de l’outil développé par le designer graphique dans le cadre d’un projet) et la typographie de « commande » (dans le sens du travail de commande d’un typographe pour un client) ?
Enfin voilà, de quoi discuter… »

Illustrations : de 1 à 6 Samuel Bonnet et Maël Fournier Comte, Specimen, le très intéressant catalogue de l’exposition ; de 7 à 12, images de l’exposition.

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Monozukuri en picardie

MONO_470PXLe terme japonais « monozukuri » signifie littéralement « processus de fabrication ». Ce concept recouvre en réalité un spectre bien plus large en désignant l’intelligence et la maîtrise des mécanismes de production
permettant d’atteindre un stade d’excellence. À travers un corpus de créations graphiques contemporaines emblématiques de procédés d’impression, l’exposition dévoile des spécificités techniques et leurs répercussions sur le processus créatif. Il s’agit de regarder aussi bien les réalisations que les objets issus des machines utilisées pour leur impression.

L’exposition présentée par Sacha Léopold et Charles Beauté avec une scénographie assistée par Lionel Dinis-Salazar sera proposée du 6 décembre au 20 janvier, du lundi au jeudi de 10h à 18h, le vendredi de 10h à 18h
à l’École Supérieure d’Art et de Design d’Amiens 40 rue des Teinturiers.

Conférence/battle avec Étienne Hervy et Sacha Léopold le mardi 6 décembre à 18h, suivie de l’inauguration de l’exposition.

Travaux de : Bettina Henni — Antoine et Manuel — Charles Mazé et Coline Sunier — Fanette Mellier — Flag — Vier5 — James Goggin — Grégoire Romanet — Hans Gremmen — Frédéric Teschner — Peter Nencini — Office ABC — M/M Paris — Julien Tavelli et David Keshavjee — Anthony Fabre — Vincent Perrottet — Mathias Schweizer — Cornell Windlin — Atelier ter Bekke/Behage — Richard Niessen & Esther de Vries — SP Millot

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La pratique du papier

pratpap0pratpap01pratpap02pratpap03pratpap04pratpap05pratpap06BGBG4BG3pratpap2pratpap3pratpap4pratpap5stbridestbride1stbride3stbride4stbride5stbride6« Le XIXe siècle a découvert un espace d’imagination dont l’âge précédent n’avait sans doute pas soupçonné la puissance. Ce lieu nouveau des fantasmes ce n’est plus la nuit, le sommeil de la raison, le vide incertain ouvert devant le désir. C’est au contraire la veille, l’attention inlassable, le zèle érudit, l’attention aux aguets. On ne porte plus le fantastique dans son cœur. On ne l’attend pas non plus des incongruités de la nature. On le puise à l’exactitude du savoir. Sa richesse est en attente dans le document. L’imaginaire ne se constitue pas contre le réel pour le nier ou le compenser. Il s’étend entre les signes, de livre à livre, dans l’interstice des redites et des commentaires. Il naît et se forme dans l’entre deux des textes. C’est un phénomène de bibliothèque. »

Michel Foucault, La bibliothèque fantastique, 1967
(belle année)

illustrations :
— de 15 à 20, Adam Cheltsov, Jackson Lam, Jérôme Rigaud et abäke, imprimé sur risograph, Hato Press, Central Saint Martin, à l’occasion de la neuvième Annual friends of St Bride Conference, 28 Septembre 2010
merci à Camille
— de 1 à 14, Bibliothèque générale (Alexandru Balgiu, Jean-Marie Courant, Katie Dallinger, Marie Proyart avec Fabrice Mabime) La pratique du papier, une première forme publiée en juin 2011, une deuxième forme et une deuxième forme bis publiées à l’occasion du Salon Light #8 en octobre 2011

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Catalogues

01_PrixFerandBaudin201004_PrixFerandBaudin201005_PrixFerandBaudin2010008_PrixFerandBaudin2010009_PrixFerandBaudin2010010_PrixFerandBaudin2010image-01prix-baudin_0image-03-prix_baudin_0image-06-prix_baudin_0_0111319Il y a toute une histoire exigeante des catalogues du Prix Fernand Baudin Prijs, entre français et néerlandais, sous la pression de cette demande extravagante de réaliser non seulement un livre des livres, mais encore un livre capable de rendre compte des plus beaux livres du moment…

le premier catalogue, réalisé par Salut public proposait pour l’édition 2008, entre tradition conceptuelle et volonté pédagogique, un abécédaire. Les livres choisis se démontaient analytiquement par la décomposition de leurs matières classées dans l’ordre alphabétique. L’opus autoréflexif, livre des livres, retournait malicieusement chaque ouvrage documenté, leur pli intérieur de reliure se rabattant sur la tranche externe de la page, la limite inframince de la séquence de l’ouvrage, pli à la française (ou à la japonaise, je ne sais jamais vraiment).
(illustrations 7 à 9)

Le second, réalisé par Speculoos{book}, questionnait plus spécifiquement l’abyme de la reproduction du livre dans le livre. La couverture jouait le papier carbone en reprenant de discrètes réflexions sur la perception et la conception de l’ouvrage. L’intérieur balançait entre mises en situation photographiques couleur, clinquantes et presque publicitaires des livres manipulés, et rendus frontaux fac-similés, échelle 1, en monochromie aux gris sourds. Puis la conclusion de trois cahiers aux couleurs du drapeau national venait précisément et drôlatiquement recadrer ce corpus baladeur dans un strict appareil scientifique de notes et de crédits…
(illustrations 10 à 12)

Pour la troisième mouture du catalogue c’est Manuela Dechamps Otamendi qui a pris le relais en proposant un dispositif étonnant et réflexif sous couvert de jeu compositionnel et coloré moderniste. Prisme fondamental rouge / blanc, structure typographique monumentale du cadre tout capitales, diagonale dynamisante.
Le catalogue qui nous a habitués à concentrer les matières de son objet vient ici, au contraire, se voir dilater et diffracter par ses références. Il vient s’inscrire dans les formats des onze ouvrages primés. Il vient épouser par massicotage et duplication, les formes de ses référents.
L’objet synthèse se déploie. L’attention se décadre et se concentre. L’ensemble joue de sa cohérence et de ses différences.
(illustrations 1 à 6)

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Appartement occupé

levequeleveque2leveque3leveque4leveque5leveque6leveque7Anne Moeglin-Delcroix s’est intéressée au livre d’artiste et à la façon dont le vieux format séculaire de la collection, de la réunion et de la médiation des connaissances est devenu un lieu et une forme de l’expression artistique.
Une expression artistique qui place sans doute plus encore que la photographie la question de la reproductibilité technique chère à Walter Benjamin au centre des nouvelles préoccupations artistiques. Une façon pour l’œuvre de tenter de se jouer de la question de l’unicité et de ses effets d’aura chère aux marchés et à toutes les volontés de pouvoir. Une occasion pour le graphisme de tenter de sortir des effets de surplomb des hiérarchies de l’art.

Illustrations : Dès 1994, après Mel Bochner, et sur un mode plus expressif et âpre, Claude Lévêque, avec Thierry Weyd et Didier Hochart, cédait à l’esthétique administrative et distanciée du classeur, longtemps avant sa récente réapparition fréquente, sans doute en hommage aux conceptuelles années soixante.
Appartement occupé, multiple tiré à 100 exemplaires, Emmetrop, 1994, Bourges.

Merci à François de nous faire profiter de ses découvertes.

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