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Plus beaux livres franco-bruxellois

Après la galerie Anatome, l’Ésaab aura la chance d’accueillir l’exposition conjointe des Plus Beaux Livres Bruxellois et des Plus Beaux Livres Français 2008 , du 10 Avril au 16 Mai 2009, au Centre de Documentation et d’Information de l’école, les mardis de 9h à 12h et de 15h à 18h, les mercredis de 9h à 12h et les jeudis de 9h à 12h et de 14h à 18h. Vernissage le Vendredi 10 Avril à 11h. Une collaboration de la galerie Arko avec l’Ésaab.

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Johnny le pourri

J’avoue être surpris, depuis quelque temps, par cette façon qu’ont un certain nombre de graphistes néo-fonctionnalistes de se réclamer de la caution punk. Quand je parle de nouveau fonctionnalisme et je pourrais parler de néo-modernisme, je veux évoquer le sens repéré historiquement d’une économie de la forme et de la subjectivité qui favorise en quelque sorte le « gute » signe et sa lisibilité.

Ainsi, tel studio français se dénomme-t-il explicitement Hey ho en rapport avec le cri de ralliement poussé par les faux-frères Ramones et qui scande leur tambour de guerre poétiquement appelé Blitzgriek bop, mais n’en pratique pas moins un amour de la sobriété toute janséniste du signe. Ainsi, les hollandais d’Experimental Jet Set arborent-ils une passion invétérée envers les Cramps, Pixies et autres Specials (lire l’article à ce sujet du Walker) tout en se situant aux avant-postes d’une sorte de retour à l’ordre de la tradition objective et retenue du signe fort et de la forme concise.

Évidemment, cet amour de la brutalité du signe et ce rejet des séductions de l’image peuvent renvoyer au dénuement radical d’une musique simpliste fondée sur trois accords, trois instruments et le déni de tout effet virtuose. Pas de solo, format court, couplet-refrain…

Certainement, cette forme apparemment rigoriste s’accompagne en sous-main de certains effets « détonnants », d’une distanciation relevant d’une rhétorique populaire et drolatique. On connaît la passion des tee-shirts énumératifs idiots qui firent la gloire du collectif hollandais, son sens de l’humour et de la dérision. On connaît la sensibilité de Julien Hourcade & Thomas Petitjean pour ce qu’on appela longtemps contre-culture : les gimmicks rock, la BD, le graffiti, le slogan politique… Ce vocabulaire de résistance qui s’exprima par exemple lors de l’exposition qu’ils proposèrent avec Pierre Hourquet à la galerie Lazy Dog.

Assurément les formes s’usent. Plus de trente ans après son apparition, l’attirail punk fait l’effet d’un costume vide de sens. À l’heure du recyclage généralisé des formes historiques et à un moment où les charmes de l’image et du maximalisme dégoulinant s’épuisent, pourquoi ne pas s’affubler de ce genre de masque de carnaval pour célébrer la rigueur et l’efficacité de la forme ?

Je comprends d’autre part qu’on puisse se réclamer d’un mouvement ou subir une influence tout en se démarquant de certaines de ses naïvetés et par exemple de son romantisme niais et forcené… Comme l’a dit je ne sais plus où, Pierre Huyghe, lui même un temps assez punky, on est sortis du temps de l’univocité du premier degré. J’ai déjà commis, au sujet des truculents PleaseLetMeDesign, l’oxymore du fonctionnalisme fun

Je comprends enfin qu’on puisse observer, par une posture (ou une imposture) qui doit pas mal à l’héritage punk, un nihilisme de la négaffirmation façon Stefan Bruggemann. Une critique de la possibilité de faire forme au delà des énoncés de la langue, de la typographie et des mots. Un langage conceptuel presque abstrait et consubstantiel à la pensée et au réel… No, No content, No end… pourquoi pas : No fun…

Mais force est de constater qu’on est, dans les pratiques des parisiens comme des néerlandais, assez loin de l’esthétique libertaire du rebut. De cette « Beauté transgressive », d’abord prônée par Georges Bataille, avant d’être popularisée dans des milieux moins autorisés et savants par Johnny le pourri, Sid le vicieux, les Poux ou la pochette dégueulis des Damnés… On est loin de la scène primitive urgente, nihiliste, destructrice et proprement anti-moderne de Dada qui inspira Jamie Reid et sa stratégie du détournement situationniste et du photomontage poppy.

Entendons nous bien : il ne s’agit pas pour moi de critiquer un travail célébré partout à juste titre. Je participe volontiers, sincèrement et sans la moindre ironie au chœur laudatif qui entoure le travail d’Hey ho ou d’Experimental Jet Set. Sans doute aurais-je du multiplier les exemples… Je constate simplement, signe des temps, qu’aujourd’hui le discours qui se revendique de la rébellion est un discours apparemment policé…

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Generative typography

Le récent projet de génération numérique de livres uniques à partir de la source wikipedia, RNDMBKS² (random books façon ISBN), mené à la galerie My Monkey par le tandem Superscript² (illustration 1), m’a d’abord renvoyé au travail de programmation de scripts Indesign du diplôme de Benedikt Gross (illustration 2 à 4). C’est-à-dire à l’investigation créative de l’automatisation des outils graphiques digitaux.
Mais plus encore il relève de la fabrique autonome permanente de posters Posterwall de Lust (illustration 5), des livrets internet Trails par the Cafe Society ou encore du projet Select, Arrange. Des procédures d’analyse des matières du medium typographique (format, grille, composition, styles du texte…) sont investies par la puissance du calcul numérique et sont nourries, souvent via le flux internet, de la variété en partie imprévisible des contenus du monde.
On produit, à la demande ou en flux continu, un travail à la logique implacable. On met en forme par le filtre de règles procédurales strictes plus ou moins « autonomisées », plus ou moins soumises aux décisions de l’utilisateur. Les applications réagissent par rapport aux demandes de l’utilisateur : dans le projet RNDMBKS², la définition d’un mot. Mais aussi par rapport aux règles d’équivalence paramétrées. Tel stimulus objectif de valeur, de couleur, de texte recueilli dans la « source » internet déclenchant telle réaction graphique. Un cercle, un fer à gauche, un effet de décalage, une saturation…
Mais on aboutit symétriquement à un résultat très grandement absurde, gratuit et arbitraire. À une production soumise à l’empire de l’événement, de la contingence et de la temporalité. À une combinatoire potentiellement infinie sous l’emprise du « non-sens sensé » du « hasard objectif ». En un mot à de l’aléatoire, en anglais random
Merci à Coline, Alexandre et Stéphanie pour leurs précieux liens.

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publie par Renaud|

Graphisme en revue – Centre Pompidou

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Travail de Rivière

Mercredi 18 Mars, à 20h, le Crédac revient en quelque sorte sur un des déclencheurs de son exposition actuelle, Le travail de rivière, sorte de portrait du commissaire d’exposition en « chercheur d’or » et de cabinet de curiosités des aventures de l’art sous l’égide de Claire le Restif, qui s’achèvera le 29 Mars prochain, en invitant :

Nathalie Talec pour la performance Living together avec Nathalie Talec, texte et voix et Marc Collin musique, composition, arrangement, mixage, et la présentation de son livre objet Survival Case, éditions Arcay

Fanette Mellier pour la présentation du travail graphique produit lors de sa résidence Chaumont : Fictions (des livres bizarres) et notamment, du livre Le travail de rivière, éditions dissonance

Laure Limongi pour la lecture/concert de son livre Le travail de rivière, avec Olivier Mellano à la guitare électrique.

entrée libre, réservations et renseignements au 01 49 60 25 06

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Béton & Garamond

Dans le cadre de l’évènement à Paris Espèces d’Architecte et au lendemain de la Foire du Livre de Bruxelles et du Salon du Livre de Paris, « Béton & Garamond » convoque à l’École Spéciale d’Architecture, 254, boulevard Raspail, dans le 14e arrondissement de Paris, quelques uns des principaux acteurs belges, français et étrangers de l’édition, qui aborderont les questions liées à l’architecture et ses formes publiées : l’objet livre d’architecture, la critique architecturale et les politiques éditoriales.

Jeudi 26 mars
modérateur : Catherine Guiral, Graphiste, enseignante à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse.
10h-11h — Ouverture Alexia de Visscher (Agence de graphisme Speculoos, Bruxelles), enseignante en typographie à l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française La Cambre à Bruxelles
11h-13h — Actualités de l’architecture : Mario Ballesteros, Actar publisher, Barcelone ; Chantal Dassonville, architecte, Cellule architecture – Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, directrice de la collection « VISIONS. Architectures publiques » ; Liliane Knopes, directrice de Prisme éditions, Bruxelles
14h-15h — Auto-édition : Pierre Hebbelinck, architecte, directeur de Fourre-Tout éditions au sein de l’atelier d’architecture Pierre Hebbelinck-Pierre de Wit à Liège, et Pierre Geurts, responsable
15h-16h30 — Médiation graphique : Damien Aresta, Pierre Smeets, graphistes fondateurs de l’agence Pleaseletmedesign à Bruxelles, lauréats du concours des plus beaux livres français pour Collection d’architectures, éditions A16 / Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, 2007 ; Manuela Dechamps Otamendi, graphiste, lauréate du concours des plus beaux livres français pour Méthodes, publié dans le cadre de l’exposition “Méthodologie du sensible” de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck-Pierre de Wit à la Galerie d’architecture à Paris en 2008 ; Renaud Huberlant, graphiste, enseignant et coordinateur de la Cellule graphique d’Espèces d’architecte au sein de l’Ecole de Recherche Graphique à Bruxelles
17h-18h — Espaces d’expérimentation : Zak Kyes, graphiste, directeur artistique de l’Architectural Association à Londres
18h-19h — synthèse des débats

Vendredi 27 mars
modérateur : François Chaslin, journaliste à France-Culture, émission Métropolitains
10h-13h — Emergences : Pierre Chabard, architecte, revue Criticat, Paris ; Christophe Le Gac, fondateur de Monografik éditions, Paris ; Jacques Lucan, architecte, critique d’architecture, revue Matières, Lausanne ; Véronique Patteeuw et Jean-Didier Bergilez, architectes, A16 éditions, Bruxelles
14h-15h — Architecture et presse quotidienne : Daniel Couvreur, quotidien Le Soir, Bruxelles ; Guy Duplat, quotidien La Libre Belgique, Bruxelles ; Bruno Monnier-Vinard, magazine Le Point, Paris
15h15-17h15 — Architecture en revue : Emmanuel Caille, rédacteur en chef de la revue d’A, Paris ; Stefan Devoldere et Audrey Contesse, rédacteur en chef et secrétaire de rédaction de la revue A+, Bruxelles ; Hans Ibelings, rédacteur en chef de la revue A10, Amsterdam
17h15-19h — synthèse des débats, conclusion des Rencontres
Entrée libre, inscription souhaitée auprès de thomas(dot)moor(at)cfwb(dot)be

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Hiver

Deux montages photographiques montagnards, nostalgiques et ésotériques de Jack Gregory pour souhaiter à tous et toutes d’excellentes vacances d’hiver…

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Vincent perrottet

Vincent Perrottet poursuit, souvent en association avec Anette Lenz, son travail graphique humaniste, véhément, plasticien et libertaire, en digne héritier de Grapus. Il a depuis peu un site internet

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Superscript le retour

En attendant la prochaine livraison de l’épatant magazine Ink, un nouveau site et de nouveaux travaux blagueurs et techniciens par le tandem lyonnais Superscript.

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Plus beaux livres bruxellois

Le jury prestigieux du prix Fernand Baudin, composé de Catherine De Smet, Armand Mevis, Philippe Millot, Michèle Didier (éditrice), Moritz Küng (curateur), Marc Goethals (artiste et collectionneur de livres d’art), Muriel Verhaegen (libraire) et Alain Cremers (imprimeur) vient de définir sa sélection des plus beaux livres bruxellois. Les livres primés sont :
Flanders Architectural Yearbook 06 07 / graphisme Michaël Bussaer & Inge Ketelers / édition Vai Antwerpen / impression Die Keure
Malick Sidibé / graphisme SalutPublic / édition Fondation Zinsou / impression Sintjoris
The World of Madelon Vriesendorp / graphisme Kasia Korczak & Boy Vereecken / édition Architectural Association London / impression Cassochrome
Dessiner, écrire, penser – Marthe Wéry / graphisme SalutPublic / édition couper ou pas couper / impression Sintjoris
Nothing more natural – Annemie Van Kerckhoven / graphisme Sara De Bondt / édition Kunst Museum Luzern, Wiels CAC – CHK / impression Die Keure
Méthodes – Pierre Hebbelinck / graphisme Manuela Dechamps Otamendi / édition Galerie d’Architecture – Commissariat général aux affaires internationales (Wallonie-Bruxelles International) – Ministère de la communauté française de Belgique – Centre Wallonie Bruxelles à Paris / impression Snell Grafics
Projet pour un château / artiste Olivier Foulon / édition Gevaert Editions / impression Tuerlinckx
Je me réjouis personnellement évidemment de voir Pascale Onraet, Renaud et son enseignement autant mis à l’honneur…

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