publie par Thierry|

Fonctionnalisme fun


Petit exercice de carte com’ par le tandem bruxellois Pleaseletmedesign remarqué cette année par le prix des plus beaux livres français (?!) pour une très belle édition pour le compte de la collection d’architecture du Centre Wallonie-Bruxelles.
Amour des mots, de l’absurde et des grotesques…

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publie par Thierry|

Très bonne forme


Coline Sunier est toujours très en forme. Issue de l’ésaab, elle poursuit son parcours de formation. Après les Beaux Arts de Valence et son diplôme remarqué, la voici aux Arts Décoratifs de Strasbourg où elle vient de recevoir les félicitations du jury pour un diplôme qui devrait faire autant de bruit que le précédent.
Il s’agit d’un travail dans la veine conceptuelle d’un Zak Kyes autour des notions du process et de la bibliothèque. Des éditions, des posters, un site… Le savoir, le classement, l’ordre, la taxonomie et la taxonimie pour finalement se perdre face à un sens qui échappe toujours…

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publie par Renaud|

Légèreté de plus en plus estivale

Curieusement, nos posts s’emboîtent. Thierry vous parlait il y a quelques jours du site Poptronics réalisé par Toffe, puis moi hier de Fatboy Slim et d’Antonioni. Emboîtez le tout et vous avez le dernier clip (toujours aussi seventies) de Fatboy Slim (BPA) dont vous retrouverez tous les détails ici.

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publie par Thierry|

Campagne


Raphaël Legrand poursuit son travail sur la ruralité entamé il y a maintenant quelque temps par un diplôme à l’ésaab. Il produit en ce moment une ‘campagne’ pour la marque de sportswear le coq sportif qui tente de sortir un peu des sentiers battus de la communication publicitaire.

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publie par Thierry|

Poptronics


Depuis peu, Christophe Jacquet, dit Toffe assure la direction artistique du très riche agenda des cultures électroniques poptronics dans sa veine à la fois brutale et raffinée. Électrons, pixels et flux de l’information.

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publie par Renaud|

Jury Sint-Lucas à Gand

Je viens de passer deux journées de jury dans la section grafisch ontwerp de Sint-Lucas à Gand en compagnie de Zak Kyes et Jurgen Persijn. Deux très belles journées autour d’étudiants très engagés dans leur travail accompagnés d’une dream team d’enseignants dont vous connaissez sans doute Michael Bussaer, Rondouald Sabbe, Jan Van Hespeel et Inge Ketelers.
Une section très typographique orientée vers ce qui se pratique en Hollande. Elle prépare aux mieux ses étudiants qui, pour les meilleurs, vont intégrer la Jan Van Eyck Academie et Werkplaats où deux étudiants viennent d’être reçus.
Voici un petit aperçu assez limité dans la mesure où j’ai régulièrement oublié de de jouer le petit reporter.

Zak, au centre, et Jurgen, à droite…

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publie par Thierry|

Retour vers le futur 2

Je profite de la venue en jury de mon ami Jean-Philippe Cléau pour vous faire bénéficier des fruits de ses découvertes chez les marchands de livres anciens de Nevers.
Il s’agit de productions françaises exigeantes d’après guerre des grands éditeurs et de promoteurs des métiers du livre que furent le Club des Libraires de France, le Club Français du Livre et Jean-Jacques Pauvert.
C’est encore l’occasion de montrer, au delà de l’attention manifeste à la facture de ces ouvrages, l’étonnante actualité de leur propos et l’influence décisive que les graphistes français de cette époque ont sur la production contemporaine et par exemple le travail d’un Millot.

Un dos carré reliure textile et couverture tissu 14*21,5 de 1955 du trop méconnu Jacques Darche avec un travail séquentiel de l’entrée et de la sortie du corps du texte, façon générique cinématographique et l’ajout subtil, en conclusion, d’un broché libre monochrome de documentation iconographique.

Un petit opus de 1965 de la collection Libertés de Pauvert éditeur, par Faucheux, reprenant le format allongé 9*18 du livre classique hollandais, avec couverture vergé et jeu typographique moderniste type composition au plomb plein pot.

Un magnifique dos carré de 1964, reliure textile, presque carré, 19*19,5 de Faucheux, où l’on se rend compte que les jeux de mouvance des blancs et des justifications de blocs, mais aussi la logique presque maniériste de jeu avec les codes des différents composants du texte et du livre (registres typographiques du classicisme et de la modernité ; cahiers de labeur et encarts de formats, de couleur et de texture en rupture ; blocs texte et illustrations plus ou moins médiatisées : reproductions de dessins, de photographies, photographies d’originaux, détails…) qu’emploient certains graphistes de renom actuels s’inscrivent dans une tradition qui vient de loin.

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publie par Thierry|

Sortir du maximalisme


Je poursuis dans mon analyse d’une tendance qui, depuis quelques temps, cherche à sortir du maximalisme et de l’organicité plus ou moins décorative qui caractérisa pour beaucoup le graphisme français récent dit d’auteur, incarné notamment par les M/M et Toffe. Cette tendance qui, au moins dans l’intention me semble être un dépassement, prend aussi, comme l’ont noté Guillaume Bokiau ou Renaud, la forme d’un retour ou plutôt de plusieurs. Car d’une façon ou d’une autre, comme dans les productions d’un Millot ou d’un Windlin, plusieurs couches de références et d’esthétiques collaborent et rivalisent.
Ainsi voit-on souvent une esthétique moderniste radicale du minimalisme ou du purisme, en tous cas du dépouillement, jouxter une approche souvent conceptuelle de jeu avec le langage et ses moments historiques fondateurs qui peut se teinter d’une certaine distance ironique ou retorse et d’une touche de faste retenu de classe.
C’est ce que j’ai pu qualifier de néo-classicisme, mais d’un classicisme qui n’oublierait rien des stratégies modernes du choc : décentrements, fragmentation, superpositions… bref ouverture au sens et à la participation de la figure réévaluée du spectateur. D’un classicisme qui ne se départirait pas non plus de la ‘pensée complexe’ multipolaire et saturée de la chambre d’écho postmoderne des autoroutes de l’information, de la ‘netosphère’ et de l’économie et de la pensée globalisées. D’un classicisme qui garderait aussi de sa majesté initiale certaines de ses formes historiques (retour des typographies elzeviriennes et de la respiration élégante et luxueuse des blancs, logiques du raffinement et jusqu’à la préciosité) mais aussi son acceptabilité redondante qui en fait d’après moi un retour à l’ordre du fonctionnalisme. Ce qui ne constitue d’ailleurs dans mon appréciation aucunement un jugement défavorable. Et, du reste ce sont plutôt les pays de tradition fonctionnaliste, les pays de la bière, du livre et de l’iconoclasme protestant qui tiennent à de rares exceptions près, le haut de cette nouvelle vague.
Je me suis ainsi amusé à tester cette hypothèse de travail en recherchant systématiquement dans les derniers sites repérés dans la blogosphère de ma liste de graphistes goûtés et voici ce que j’y ai trouvé en quelques minutes…
De haut en bas : le berlinois Florian Ludwig, les belges Randoald Sabbe et Jan W. Hespeel, les suédois Martin Frostner puis Olof Bruce, les zurichoises Ursina Völmm et Martina Walthert

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publie par Thierry|

Des ballons pour Alice


Un beau souvenir de cette année finissante à l’ésaab, l’installation d’Emmanuel Martinet et Camille Chabert en réponse à un sujet sur le thème d’Alice au pays des merveilles. Il s’agissait d’un pénétrable de ballons multicolores, d’un bain de ballons entassés jusqu’à près de deux mètres de hauteur. Un espace autre assez hallucinatoire dans la veine de certains travaux poppy de Martin Creed, Warhol ou encore Xavier Veilhan qui assura de belles hystéries collectives sur fond d’explosions et d’envols multicolores.
photographies de Thibault Charpentier.

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publie par Thierry|

Retour à l’ordre

J’ai parlé plusieurs fois récemment de ce que je ressens d’un retour à l’ordre dans la graphie actuelle qui est peut être aussi le symptôme d’un retour à l’ordre politique et social. L’ordre qui peut être l’ordre du tout économique, du tout libéral.
S’agissant de pédagogie, on n’est pas non plus à l’abri et y compris au sein d’une fonction dont on craint qu’elle ne demeure pas publique si longtemps. Les techniques manageriales du stress, de la hiérarchisation et de l’individualisation appliquées à
l’école ; les régionalisations et les autonomisations sans réel transfert des moyens et des compétences à ces régions et à ces établissements devenus autonomes ; tout simplement la baisse des moyens humains, matériels et budgétaires peuvent poser certains problèmes.
On peut par exemple s’inquiéter de possibles dérives avec l’éventuelle exigence vis-à-vis de l’école de produire des bénéfices pour compenser la faiblesse tendancielle de ses moyens financiers. On peut imaginer que cette pression, pas absolument explicite mais tout de même insistante, s’accompagne d’une exigence d’adaptation aux besoins et aux cultures locales qui est aussi une ‘audimatisation’ (quel vilain mot !) des exigences pédagogiques.
On peut même imaginer qu’on mette les enseignants et les niveaux dans lesquels ils interviennent en concurrence, par exemple par une politique de concours pour répondre aux demandes réelles de telle entreprise demandant un logotype, de telle administration demandant une affiche. Puis qu’on commence à reprocher à ceux qui défendent une exigence créative leur élitisme, leur mépris pourquoi pas, voire leur incompétence. En tous cas leur inadaptation manifeste à une nouvelle injonction du retour sur investissement et des économies d’échelle. Pression incarnée par la promotion d’un graphisme d’audimat qui est la caution de toutes les médiocrités et de toutes les compromissions. Évidemment sous couvert de profond respect pour la ménagère de plus ou moins cinquante ans.
On peut aussi imaginer qu’on confie la gestion des moyens budgétaires de l’école publique à ceux qui remplissent ses caisses devenues vides et qu’on coupe plus ou moins les moyens à ceux qui sont inadaptés au goûts d’un maire ou d’un chef d’entreprise local ; à ceux qui rechignent à offrir avec l’argent du contribuable une concurrence jugée suicidaire et coupable à leurs anciens étudiants devenus professionnels ; à ceux qui estiment que leur mission première est d’éveiller des esprits.
Mais évidemment, je m’égare. Nous n’en sommes sûrement pas là dans notre belle sarkozie.

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