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Étienne Hervy, conversation

FormulairechaumontLe 21e Festival de l’Affiche et du Graphisme de Chaumont vient de lancer le sujet de son traditionnel concours étudiants (le formulaire d’inscription est téléchargeable ). Une 21e qui se doit de faire date, après une précédente édition plutôt rétrospective et attendue, et les rumeurs tenaces de l’imminence du passage de témoin de l’ancienne équipe, avec ses personnalités éminentes et historiques du graphisme d’auteur et de l’utilité publique à la française. Une 21e qui sera effectivement dynamisée par les promesses de la création inédite d’un nouveau Centre International du Graphisme et par la nomination d’un nouveau président.
Pour présenter les nouvelles dynamiques de ce qui demeure, après les événements du Lux et aux côtés des rencontres basse-définition des Beaux Arts de Valence, du K3 de Lorient ou des saisons graphiques du Havre, le festival français du graphisme, quoi de mieux que de questionner son nouveau président, Étienne Hervy, qui est déjà le rédacteur en chef d’Étapes :, le magazine français du graphisme et de la culture visuelle ?

— Et bien, pour commencer un peu directement, où en est-on de l’équipe du festival de Chaumont ? Quelles sont les nouvelles têtes et les nouvelles fonctions ?

Étienne Hervy
— Pour ce qui concerne l’équipe, je vais te décevoir : une seule nouvelle tête : la mienne, chargée de diriger le festival et le pôle graphisme ainsi que de piloter la préfiguration du CIG (Centre International du Graphisme). Bien entendu, la subtilité est de mettre toutes ces activités en synergie. Cela ne va pas durer : nous allons compléter l’équipe existante par un chargé d’exposition et une personne à même de valoriser nos actions et de ménager des échanges avec les institutions françaises et étrangères. Ensuite, il y a un passage de relais en ce qui concerne la délégation générale et la direction artistique du festival, mais sur place à Chaumont, l’équipe de l’association et celle du pôle graphisme, les personnes en charge de la conservation et de l’indexation des collections restent en poste. Pour le festival, nous allons dès le mois de mars arrêter le choix du directeur artistique invité pour l’édition 2011 et continueront sur ce système d’invitation pour les années à venir. Bien entendu, on s’attache ici à renouveler les références de la programmation.

— Ce qui veut dire que la direction artistique est toujours assurée par le trio grapusien historique : Pierre Bernard, Alex Jordan, Vincent Perrottet, contre les rumeurs qui circulaient lors du dernier festival ?

Étienne Hervy
— Pour cette année, c’est moi qui assure la direction artistique, afin d’adapter la programmation du festival au calendrier imparti par la date de mon arrivée à Chaumont et de mettre en place un fonctionnement transmissible au prochain directeur artistique.

— Justement, comment situes-tu ce nouvel élan du festival par rapport à cet héritage du graphisme français sous influence grapusienne qui caractérisait, pour beaucoup, au moins l’image de l’événement jusque alors ?

Étienne Hervy
— D’abord, toi, que penses-tu de ça ? Je suis aussi là pour entendre les opinions argumentées sur ce que peut être un tel festival et sur la monstration du graphisme aujourd’hui. Pour répondre à ta question, je crois que le plus grave est un problème d’image. Mais les graphistes sont bien placés pour savoir que les problèmes d’images sont des problèmes concrets. GTF, le Werkplaats Typografie ou Toffe, tout ça n’a rien de Grapusien. Il paraît qu’on aime bien les étiquettes dans ce pays. J’imagine qu’il s’en trouvera pour dire que Chaumont fait désormais du étapes:.
Aujourd’hui nous devons mener un savant équilibre de continuation/évolution d’une manifestation dans sa 21ème année. Il faut prendre en compte son ADN en même temps que la réalité contemporaine du graphisme et aussi la perspective du CIG. D’où le thème du concours étudiant : Le Graphisme, qu’est-ce que c’est ?. S’il y a une question à laquelle un étudiant en graphisme doit se confronter c’est celle là et la génération actuelle d’étudiant à de la chance : le graphisme français est passé d’un questionnement politique à un questionnement critique. Les blogs, les revues, les créations elles-mêmes en attestent et Chaumont festival et le CIG ne sont pas en reste. Il faut questionner, reposer à nouveau les questions déjà posées pour savoir si les réponses ont changé, questionner de nouveaux fronts et questionner différemment.

— Bien sûr que le festival de Chaumont s’est ouvert à la création graphique exigeante dans sa pluralité. Reste qu’au delà des questions d’image, son équipe était concrètement composée d’influents anciens grapusiens qui ont logiquement orienté ses options esthétiques. Ce qui, du reste, est tout à fait normal au regard de l’importance historique de ce groupe qui a indéniablement revigoré le graphisme français face au style international sclérosé de la toute fin des années 60, et dont on peut trouver une influence chez nombre de graphistes récents voire émergents, et par exemple chez Toffe… Ce que j’ai appelé l’école de Paris ou le penchant organique qui dépasse à mon avis pas mal la question du graphisme politique.
Mais pour revenir au concours, je vois cette thématique à la fois comme une proposition un peu généralisante, style « aujourd’hui, graphisme libre ! », comme une tentative de questionner la dimension auto-réflexive du graphisme qui est aussi sa part la moins servile, et enfin, comme une façon de questionner les fondamentaux, comme on dit en sports collectifs, pour repartir sur de nouvelles bases.
Pour revenir à mon rôle de composition d’interviewer / inspecteur Derrick : Comment envisages-tu cette nouvelle ère du festival et son articulation à cette structure si nécessaire et attendue du Centre International du Graphisme ?

Étienne Hervy
— Je ne te donne pas tort sur le sujet du concours : par définition, un tel sujet est tout ce qu’on y voit, bon ou mauvais. Pour ma part, en le donnant comme thème, je donne ma réponse : c’est une discipline de création, capable de porter un sujet (en choisissant ou non de le subvertir), une discipline à même d’être présentée en tant que telle, c’est-à-dire exposée, en même temps qu’elle manque de reconnaissance et qu’une partie du public à bien besoin d’une réponse à cette question (si nous parvenons à initier chez eux cette interrogation, nous aurons joué notre rôle). Enfin, le graphisme est une discipline qui, pour être pratiquée avec succès, doit l’être par des personnes qui auront trouvé et porté leur propre réponse à cette question. Elle n’est certainement pas anodine : sans cela, elle ne serait enseignée dans des écoles d’art.
La nouvelle ère du festival commence par un planning aussi serré que le plus noir des cafés italiens. L’articulation avec un lieu va consister en une salutaire répartition des tâches. Le festival n’aura plus à tout faire, tout couvrir et présenter des choses produites dans le seul recul de sa préparation. Il ne sera plus le moment obligé pour une exposition d’ampleur. Il pourra être le lieu de l’expérience, celui de la fête aussi, et s’appuyer sur la profondeur permise par le lieu et la mise en synergie des équipes du festival et du pôle graphisme.
Pour cette année, des exemples concrets se dégagent : en parallèle du concours international, une sélection de 10 à 15 affiches françaises va être dégagée par un jury indépendant. Ce qui permettra à une affiche française d’être retenue aussi bien dans la sélection française que dans la sélection internationale. L’ambition avec cette sélection est la même, appliquée à la communication, que celle d’un concours des plus beaux livres : permettre un travail sur la qualité et l’évolution de la commande. Pendant l’année qui va suivre, cette sélection sera travaillée par le pôle graphisme en tant qu’exposition itinérante (où les affiches seront accompagnée des autres pièces réalisées pour cette commande). Nous allons documenter ces productions par des entretiens avec les graphistes et leurs clients et tout cela devra, in fine, constituer un laboratoire qui fasse évoluer le concours international d’un concours d’affiche vers un concours plus en phase avec les états contemporains du graphisme de communication.

— Sur la question toujours complexe de l’exposition du graphisme, on peut parfois entendre, venue du milieu de l’art, des reproches centrés sur le fait de trop singer l’exposition artistique. De toujours se focaliser sur les langages, les styles, les auteurs, les mouvements et pas assez sur les domaines ou les commandes, soit la spécificité consentie de cet art appliqué. On pourrait par exemple, selon cette approche, exposer la signalétique muséale étasunienne, le packaging japonais, que sais-je, une étude de cas type concours comme vous le faites du reste dans étapes. Que penses-tu de ce type de posture ?

Étienne Hervy
— Que nous essayons d’accueillir cette année une exposition déjà produite sur une très belle commande et travaillons à la production pour 2011 d’une exposition du même ordre. Nous aurons aussi une exposition (sur panneaux) d’études de cas de créations graphiques fluides/dynamique. Avec cette dernière, nous sommes dans un cas d’école : les panneaux ne sont évidemment pas la solution d’exposition idéale en même temps que ces projets se prêtent difficilement aux solutions classiques d’exposition. Le CIG devra être à même de répondre à cette question. D’y répondre par le graphisme et la scénographie, mais aussi par des point de vue curatoriaux renseignés. Oui, le graphisme doit connaître, comprendre et assumer mieux ses spécificités, mais ça ne doit pas l’empêcher de s’assumer comme discipline de création enseignée dans les écoles d’art (je l’ai déjà placée celle-là non ?). Maintenant, le reproche des plasticiens me fait sourire, d’abord parce que quoi qu’on en dise, les expositions de graphistes en centre d’art sont plus convaincantes que les interventions de plasticiens au centre des carrefours giratoires, ensuite parce que l’histoire de l’art nous apprend que les musées sont remplis de pièces d’abord conçues pour être fonctionnelles et officielles avant d’être exposées pour elles-mêmes.

— Pour revenir au Centre et aux comparaisons culturelles toujours sujettes à tensions et à implicites hiérarchiques, dans le domaine des arts plastiques, les Centres d’Art sont plutôt des lieux de création et d’expérimentation, pas forcément situés dans les capitales régionales, laissant la part plus institutionnelle de monstration et de démonstration aux grands musées nationaux. Évidemment, l’infrastructure naissante du graphisme est dérisoire, comparée à cette machinerie, mais comment le CIG va-t-il se positionner vis-à-vis de ce type de fonctionnement ? D’autre part comment le Centre va-t-il s’articuler au Pôle du graphisme qui existe déjà sous la direction de Christelle Kirschtetter ?

Étienne Hervy
— Tu réponds toi-même à la question : nous serons un lieu de création et d’expérimentation, une base arrière à même d’organiser des projets de fonds dont la visibilité passera par de plus grandes villes en même temps que la situation du graphisme en France, les 21 ans de graphisme à Chaumont, amènent au constat que nous devrons assumer le rôle d’institution du graphisme. En phase de préfiguration puis de fonctionnement, le CIG devra poursuivre l’action locale et régionale du pôle graphisme (nous savons l’importance du contexte sur le graphisme et réciproquement) et trouver les moyens de prolonger dans les autres régions ces actions. Cela concerne un premier niveau avec des partenaires comme la région, le département, la DRAC et l’éducation nationale. Un second niveau existe bien évidemment sur les plans nationaux et internationaux avec des projets spécifiques (création, exposition, recherche), mais aussi par la diffusion et la mise en visibilité du résultat des expériences intiées au niveau régional. Un exemple simple : la résidence de Lieux Communs au Lycée Professionnel du Haut du Val : un financement complémentaire à permis la production d’un ouvrage restituant le travail des lycéens. Il faudra pouvoir faire plus : documenter ce travail de façon à ce que d’autres résidences de graphistes soient initiées dans d’autres établissements comparables ailleurs en France.

Pour conclure, je m’autorise un démenti sur l’introduction de notre conversation, je ne suis plus le rédacteur en chef d’étapes:. Je quitte le magazine heureux de mon bilan et de l’état dans lequel le trouvera la personne qui va me succéder. Il est désormais possible d’y rencontrer, en plus des textes signés par les incontournables français et étrangers, des textes signés par des graphistes et mis en page par eux. À qui le tour après Pascal Béjean et Guillaume Grall ? Mais là aussi, il va falloir réinventer. Au suivant.

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Interruption des programmes

mirecanon-g10-mireISO-f56-80isoVeuillez nous excuser de cette interruption momentanée des émissions indépendante de notre volonté…

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Never(s)land

gif-NEVERS10 ans après Never Mind, le workshop mené par Toffe à l’Ésaab, officeabc, soit Catherine Guiral et Brice Domingues, proposeront au Dsaa première année de l’école le workshop Never(s)land, sur le thème de l’utopie ou de l’uchronie : l’envers de Nevers, la ville qui n’existe pas, qui n’existe plus, qui n’existe pas encore…
Le workshop se déroulera durant la première semaine de mars 2010. Il débouchera sur une exposition des travaux, le samedi en soirée, à la galerie Arko, puis se conclura par une soirée électro au Café Charbon autour de la musique d’Andrew Sharpley, Kurt Dolto et Ceephax, et des Vjing expérimentaux de Manuel Zenner, Thibaut Robin et Sacha Léopold
Illustration : le flyer de la soirée par Sacha et Thibaut, soit Sabot !

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Vacances d’hiver

6832686477179501Quelques photographies de Joël Tettamanti pour souhaiter à toutes et à tous d’excellentes vacances d’hiver…

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La santé surtout

voeuxlezard3voeuxlezard4voeuxlezard5voeuxlezard2voeuxlezardJe profite des vœux réalisés par Mathias Schweizer pour le compte de l’excellent sérigraphe starsbourgeois Lezard graphique, en hommage aux house of cards du couple Eames, pour vous présenter ceux de 2 ou 3 choses très en retard. Et la santé surtout…

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Inquiétudes à l’Ésad

WSliemburgL’inquiétude monte du côté de Strasbourg autour d’une réduction drastique des effectifs de la section communication de l’Ésad, menacée par le projet de « rééquilibrage » peut être plus budgétaire que pédagogique, défendu par la direction. Plus d’information (évidemment partisane) ici et une pétition en ligne
Illustration : le workshop mené par Harmen Liemburg en décembre 2009 à l’Ésad

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Diagonales

fugueKA-Bad07-2_bblackchordsoctodons-Stephane-Vignydblaisdblais2On sait les rapports du son et des arts plastiques étroits depuis une modernité qui alla chercher, dans ce qu’on considérait comme une abstraction sonore, les moyens de sortir de la tyrannie de la littéralité et de la mimesis (illustration 1 : Henri Nouveau Représentation plastique de la fugue en Mi mineur de Jean-Sébastien Bach, 1928).
La musique n’a jamais vraiment quitté le champ des arts visuels, mais elle y est réapparue, il y a quelque temps déjà, avec une force renouvelée, en devenant le ressort ambigu d’une culture populaire fascinante, avec toute l’épaisseur attirante-repoussante mais aussi « fétichisante » du terme : entre muzak corrompue aux stratégies lénifiantes de la célébration de la civilisation de la marchandise (illustration 2 : Kristoffer Akselbo Bad, 2007), culture rock toujours plus ou moins rebelle et romantique (illustration 3 : Saâdane Afif, Black Chords plays Lyrics, 2007), et plus récemment culture club (illustration 4 : Stéphane Vigny Octodons’mix, 2003, Octodons vivants, platines et mixette). Une culture club qui voulait, en remixant Steve Reich ou en mariant Pierre Henri et Lee Scratch Perry, dépasser les oppositions culturelles savantes et populaires tout en renouant, via le sample appropriationniste, la performance, l’expérimentation processuelle et le retrait de l’auteur vis-à-vis de la machine, du flux et de l’événement, avec les stratégies émancipatrices de la fin conceptuelle et contre-culturelle des avant-gardes.

Même si on retrouve des traces plus ou moins mêlées de ces approches dans les pratiques récentes, on voit maintenant de nouvelles convergences se créer entre images et sons avec une génération d’artistes moins référentiels qui se ré-emparent du matériau énergétique sonore en lui-même, et de ses appareillages techniques nécessaires, dans le champ des arts plastiques. Ainsi un Pascal Broccolichi, un Céleste Boursier-Mougenot, un Dominique Blais (illustration 5 et 6 : Christian Marclay et Gunter Muller « Vitalium » 1′44 (1994), 2009, Poudre de fusain sur papier puis Distorsions Spectrales 2008, Platine, disque en altuglas, aimants, ferrofluide), un Pierre Laurent Cassière, entre autres, recherchent dans les manifestations sonores, dans leurs dispositifs techniques et dans leurs lieux de diffusion, l’expression d’une énergie plus autonome susceptible de réactiver le champ des arts plastiques.

C’est sans doute dans cet intérêt renouvelé du visuel pour le musical qu’il faut inscrire la prochaine opération d’envergure du Cnap : Diagonales : son, vibration et musique qui proposera, en 2010-2011, un parcours inédit d’expositions dans dix régions en France, de l’Aquitaine à la Lorraine, ainsi qu’en Belgique et au Luxembourg : de L’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne à La Box, espace d’exposition au sein de l’École nationale supérieure d’art de Bourges, en passant par le Centre d’art du Parc Saint Léger, le Centquatre mais aussi le Festival international d’art sonore City Sonics de Mons, l’Institut Supérieur d’Étude du Langage Plastique de Bruxelles ou le Musée d’art moderne Grand-Duc Jean du Luxembourg.

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Plus beaux livres français et bruxellois 2009

2009jury2009Décembre apporte ses cadeaux et ses lauréats des jury des plus beaux livres français et bruxellois. 10 livres côté belge, 22 côté français, dont 2 heureux élus communs. Mention spéciale, donc à Artistes d’Abomey du nouveau SalutPublicParis, et à HF/RG – Harun Farocki / Rodney Graham par deValence, mais aussi à Hey Ho et Kasia Korczak & Boy Vereecken, primés deux fois respectivement par le concours français et le prix Baudin. Bravo aussi à tous ceux qui continuent à être reconnus d’année en année… Merci enfin à ces précieux prix qui défendent l’édition exigeante et aventureuse de ce côté de l’Europe.

Le jury français, présidé par Étienne Robial, aux cotés de Dominique Bourgeois (éditrice), Renaud Caillat (imprimeur), Martine Dantin (libraire), Mara Mariano (fabricante), Fanette Mellier (graphiste) et Jean-François Porchez (typographe), a retenu :

Acid Arena
édition : Le Dernier Cri
conception graphique : Pakito Bolino
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acidarena

Artistes d’Abomey
édition : Musée du Quai Branly
conception graphique : SalutPublicParis (Renaud Huberlant, Benoît Santiard)
impression : Dereume printing
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artistesdabomey

Arts appliqués et cultures artistiques
édition : Casteilla
conception graphique : Sandra Chamaret /Grand Ensemble
impression : Clerc S.A.S
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artsa

Beatriz Milhazes
édition : Fondation Cartier
conception graphique : Pierre Péronnet / Wijntje van Rooijen
impression : Les Deux-Ponts
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milhazes

C’est pas beau de critiquer ?
édition : Mac/Val
conception graphique : Les designers anonymes
impression Stipa
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critiquer

Grande vitesse
édition : L’Association
conception graphique : Jean-Christophe Menu / Jochen Gerner
impression : Grafiche Milani
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grande_vitesse

HF/RG – Harun Farocki / Rodney Graham
édition : Black Jack/Jeu de Paume
conception graphique : deValence
impression : Snel Grafics
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HF-RG_90

Isadora Duncan, une sculpture vivante
édition : Paris Musées
conception graphique : Loran Stosskopf
impression : Art & Caractère
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isadoraduncan

Ma proche banlieue
édition : Xavier Barral
conception graphique : Chloé Tercé/Atalante
impression : EBS
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maprochebanlieue

La Mémoire à l’œuvre
éditions : Éditions des Cendres/INHA/Paris-Musées
impression : Lussaud
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lamemoire

Où et quand ? Lourdes
édition : Actes Sud
conception graphique : Sophie Calle et Raphaëlle Pinoncély
impression : Les Deux-Ponts
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lourdes

Pascal Cribier : itinéraires d’un jardinier
édition : Xavier Barral
conception graphique : Atalante
impression : Les Deux-Ponts
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jardinier

Peinture et dessin
éditions : Éditions du Patrimoine/Monuments nationaux
conception graphique : Atelier de création graphique
impression : Mame
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peintureetdessin

Petit arbre
édition : Les Trois Ourses
conception graphique : Katsumi Komagata
Imprimé au Japon
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petitarbre

Pierres rejetées
édition : Paris Musées
conception graphique : Hey Ho
impression : RE.BUS
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durham

Popville
édition : Hélium
conception graphique : Les Associés réunis
impression : SNP
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Popville

Saisons
édition : Albin Michel jeunesse
conception graphique : Blexbolex
impression : Europrinting SPA
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saisons

Signes & figures
édition : Galaade
conception graphique : Hey ho
impression : Art & Caractère
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signesetfigures

Temps Gelé
édition : Monsieur Toussaint Louverture
impression : Floch
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tempsgele

Text(e)s
édition : Galerie Loevenbruck
conception graphique : Gaël Hugo & Samuel Wolf
impression : Art & Caractère
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textes_couv_full

We want Miles
édition : Textuel
conception graphique : Caroline Keppy
impression : Pizzi
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wewantmiles

Yves Klein USA
édition : Dilecta
conception graphique : Grégoire Romanet
impression : Grafiche Zanini
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ykcouv3
Le jury bruxellois présidé par Roger Willems, éditeur (NL) et composé de Jean-Marie Courant, graphiste, curateur, enseignant (F), Willem Oorebeek, artiste, enseignant (NL), Jan Wouter Hespeel, graphiste, enseignant (B), Drita Kotaji, ex-libraire, historienne du livre, enseignante (B), David Poullard, typographe, enseignant (F) et Nickel van Duijvenboden, auteur (NL) a retenu :

311 Methods
édition : AA Publications
conception graphique : Manuela Dechamps Otamendi
impression : Dereume Printing
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prix09e

Artistes d’Abomey
édition : Fondation Zinsou
conception graphique : SalutpublicParis
impression : Dereume Printing
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Every now and then
édition : Mette Edvardsen
conception graphique : Michaël Bussaer
impression : Die Keure
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bussaer

HF/RG – Harun Farocki / Rodney Graham
édition : Black Jack / Édition du jeu de Paume
conception graphique : deValence
impression : Snel Grafics
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Objects of Vertu, Artist Instruments and Thingamajigs
édition : MER paperkunsthalle
conception graphique : Kasia Korczak & Boy Vereecken
impression : Cassochrome
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objectsofvertu

La Photographie n’est pas l’art
édition : Musées de Strasbourg, Musée d’Ixelles
conception graphique : Salutpublic
impression : Legovic
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photoart

The writting Terrace
édition : Herman Terlinckhuis
conception graphique : Richard Venlet, Sophie Nys
impression : Arte-Print
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prix09b

Tierra Céleste
édition : Cypres
conception graphique : Fanclub Project
impression : Bema-Graphics
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48_3

Tracks in electr(on)ic fields – VJ10
édition : Constant vzw
conception graphique : Pierre Huyghebaert, Femke Snelting
impression : Offset Geers
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jonctions

Trail house
édition The Soon Institute Publishing, Museum De Paviljoens
conception graphique : Kasia Korczak & Boy Vereecken
édition The Soon Institute Publishing, Museum De Paviljoens
impression : Cassochrome
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prix09g

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publie par Thierry|

Trêve des confiseurs

costardpiedsbouleschristmasDeux images drolatiques de Pauline Beaudemont (Papou, Paris 2006, Chez le Consul d’Autruche, Marseille 2004) et une plus nostalgique d’Isabella Rozendaal (2008) pour souhaiter à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année.

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Brighton 2009

aneelkalsianeelkalsi2aneelkalsi3aneelkalsi4Cela ne fait pourtant pas si longtemps que l’Université de Brighton faisait l’actualité avec son sens fluo, frais et poppy de l’illustration à l’anglaise, avec ses Will Hudson, Alex Bec, Briony Birkbeck et autres Posikids qui participèrent à cette scène « more real than fiction » qui répondait en quelque sorte aux oxymoriques extravagances suisses des Ecal boys façon Fulguro, Happypets de la première moitié des années 2000. On peut saluer une belle fidélité dans l’adhésion aux charmes légers de la pulsion scopique, notamment en ces temps d’apparent « retour au sens » et à la forme sévère. Mais on doit constater certains effets d’essoufflement et de démobilisation. Le cru 2009 n’est pas aussi goûtu qu’il y a peu, même s’il réserve de très belles surprises comme Edd Harrington, Kit Humphrey, Rob Matthews, Joe Porter et surtout l’intrigant Aneel Kalsi (illustrations), ce qui n’est sans doute déjà pas si mal…

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